Prévoyance · Guide expert

Assurance décès : garanties, fonctionnement et fiscalité en 2026

L'assurance décès est un contrat de prévoyance, sans volet épargne : en contrepartie des primes versées, l'assureur s'engage à verser un capital (ou une rente) à des bénéficiaires désignés si l'assuré décède pendant la période couverte(Service-Public.gouv.fr 1). C'est l'outil qui protège financièrement les proches dès la première cotisation, là où l'assurance vie constitue une épargne transmissible dans le temps. SADOVA PATRIMOINE, courtier en assurance, vous accompagne sur ce volet prévoyance : définir le besoin de capital, comparer les garanties et rédiger la clause bénéficiaire.

← Retour Prévoyance
Assurance décès Publié en avril 2026 · Mis à jour octobre 2026
En un coup d'œil

La fiscalité du capital décès en 2026

PRIMES VERSÉES AVANT 70 ANS — ARTICLE 990 I
ABATTEMENT
152 500 €
par bénéficiaire sur le capital transmis
Jusqu'à 700 000 € taxables
20 %
Au-delà de 700 000 €
31,25 %
APRÈS 70 ANS · CONJOINT OU PACS
APRÈS 70 ANS (ART. 757 B)
30 500 €
abattement global, tous bénéficiaires confondus
CONJOINT OU PACS (ART. 796-0 BIS)
0 €
exonération totale de droits

Le prélèvement de l'article 990 I ne concerne que les primes versées avant 70 ans, et seulement après l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire.

Sources : Légifrance (art. 990 I du CGI), impots.gouv.fr (DGFiP), BOFiP (BOI-ENR-DMTG-10-20-10, BOI-TCAS-AUT-60). Montants 2026, à titre indicatif.

Qu'est-ce qu'une assurance décès et comment fonctionne-t-elle ?

L'assurance décès est un contrat de prévoyance. Son principe est simple : vous payez des primes et, au décès de l'assuré, les bénéficiaires que vous avez désignés reçoivent un capital dont le montant est fixé au départ(Service-Public.gouv.fr 1). Il n'y a pas d'épargne constituée : contrairement à l'assurance vie, vous ne pouvez pas récupérer les primes de votre vivant.

La forme la plus courante est le contrat temporaire décès : la garantie couvre une période déterminée (par exemple jusqu'à 65 ou 70 ans, ou pendant la durée d'un crédit). Si l'assuré est toujours en vie au terme du contrat, aucun capital n'est versé et les primes restent acquises à l'assureur(Service-Public.gouv.fr 1). C'est le prix de la protection, comme pour une assurance habitation ou automobile.

Un contrat d'assurance décès met en présence trois rôles, qui ne sont pas toujours la même personne :

  • Le souscripteur, qui signe le contrat et paie les primes.
  • L'assuré, dont le décès déclenche le versement.
  • Le ou les bénéficiaires, qui perçoivent le capital.

L'objectif est de maintenir le niveau de vie des proches en cas de disparition : remboursement de charges, maintien du revenu du foyer, financement des études des enfants, frais liés au décès. La clause bénéficiaire est le cœur du contrat : elle désigne qui reçoit le capital et dans quel ordre. Elle doit être rédigée avec soin et revue à chaque événement familial (mariage, naissance, séparation).

Assurance décès temporaire ou assurance vie : quelle différence ?

La confusion est fréquente, car les deux contrats versent un capital au décès. Mais leur logique est opposée(Service-Public.gouv.fr 1) : l'assurance vie est d'abord un placement d'épargne, l'assurance décès une couverture de risque.

CritèreAssurance décès (prévoyance)Assurance vie (épargne)
NatureContrat de prévoyance, couverture d'un risqueProduit d'épargne et de transmission
Épargne récupérable du vivantNon, primes à fonds perduOui, par rachat
Capital versé au décèsMontant garanti fixé au contrat, dès la 1re cotisationÉpargne accumulée (versements et intérêts)
Usage principalProtéger immédiatement les prochesFaire fructifier et transmettre un capital

Les deux outils sont complémentaires. Une assurance décès temporaire apporte un capital élevé tout de suite, utile quand on a de jeunes enfants ou des emprunts, sans avoir eu le temps d'épargner. L'assurance vie, elle, se construit dans la durée et bénéficie d'un cadre de transmission avantageux (abattement de 152 500 euros par bénéficiaire sur les primes versées avant 70 ans). Pour approfondir la transmission par l'assurance vie, consultez notre guide sur la fiscalité de l'assurance vie au décès et notre service assurance vie.

Quelles garanties une assurance décès couvre-t-elle (décès, PTIA, double effet) ?

La garantie socle est le décès toutes causes : le capital est versé quelle que soit l'origine du décès, sous réserve des exclusions prévues au contrat. À cette base s'ajoutent, selon les formules, plusieurs garanties que l'on retrouve aussi dans l'assurance emprunteur :

  • PTIA (perte totale et irréversible d'autonomie) : elle joue en cas d'impossibilité totale et définitive d'exercer une activité professionnelle, assortie de l'obligation de recourir à l'aide d'une tierce personne pour les actes de la vie courante. Elle est généralement assimilée au décès et déclenche le versement du capital(Service-Public.gouv.fr 2).
  • IPT (invalidité permanente totale) : inaptitude permanente à exercer de nouveau son activité professionnelle, évaluée après consolidation de l'état de santé selon les barèmes du contrat(Service-Public.gouv.fr 2).
  • ITT (incapacité temporaire de travail) : inaptitude temporaire à exercer une activité professionnelle, à la suite d'un accident ou d'une maladie entraînant un arrêt de travail(Service-Public.gouv.fr 2).

Certains contrats proposent une option double effet : un second capital est versé au profit des enfants si le conjoint également assuré décède à son tour (simultanément ou postérieurement). Les conditions et le montant de cette option sont fixés par chaque assureur : à titre indicatif, variables selon les contrats, ils doivent être vérifiés au cas par cas.

Enfin, tout contrat comporte des exclusions et des délais à lire attentivement : exclusion du suicide la première année, pratiques sportives à risque, zones géographiques, ou limites d'âge de versement. Le questionnaire de souscription et les conditions générales font foi.

Parent et enfants, protection des proches
L'assurance décès est un contrat de prévoyance qui protège financièrement les proches désignés dès la première cotisation versée.

Comment est imposé le capital décès pour les bénéficiaires ?

Lorsque le capital décès est versé dans le cadre d'un contrat d'assurance, il ne fait en principe pas partie de la succession civile, et sa fiscalité suit des règles propres qui dépendent de l'âge de l'assuré au moment des versements. Ces éléments sont donnés à titre d'information neutre.

SituationCadreTraitement 2026
Primes versées avant 70 ansArticle 990 I du CGIAbattement de 152 500 euros par bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 euros taxables et 31,25 % au-delà
Primes versées après 70 ansArticle 757 B du CGIDroits de succession sur la fraction des primes dépassant un abattement global de 30 500 euros (les intérêts sont exonérés)
Conjoint ou partenaire de PACS bénéficiaireArticle 796-0 bis du CGIExonération totale, aucun droit ni prélèvement

Pour les primes versées avant 70 ans, l'article 990 I du Code général des impôts prévoit un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, puis un prélèvement de 20 % sur la fraction taxable jusqu'à 700 000 euros et de 31,25 % au-delà(Légifrance 3)(impots.gouv.fr (DGFiP) 4).

Pour les primes versées après 70 ans, l'article 757 B soumet aux droits de succession, selon le lien de parenté, la seule fraction des primes qui dépasse un abattement global de 30 500 euros (apprécié tous bénéficiaires confondus) ; les produits et intérêts du contrat restent exonérés(impots.gouv.fr (DGFiP) 4).

Le conjoint survivant et le partenaire lié par un PACS bénéficient d'un traitement spécifique : depuis la loi du 21 août 2007 (article 796-0 bis du CGI), ils sont exonérés de droits de succession(BOFiP-Impôts (DGFiP) 5), et à ce titre ils ne sont pas non plus assujettis au prélèvement de l'article 990 I(BOFiP-Impôts (DGFiP) 6). Le capital leur revient donc sans fiscalité de transmission.

La fiscalité réelle dépend de la rédaction du contrat, de la date des versements et de la situation familiale. Pour une analyse adaptée à votre cas, en particulier pour l'articulation avec une succession, rapprochez-vous d'un professionnel compétent (notaire ou avocat fiscaliste). Notre service transmission et succession vous aide à préparer cette réflexion.

Combien coûte une assurance décès ?

Il n'existe pas de barème officiel : le tarif d'une assurance décès est, à titre indicatif, variable selon les contrats. La cotisation est calculée par chaque assureur en fonction de plusieurs paramètres :

  • L'âge de l'assuré à la souscription (le coût augmente avec l'âge du fait du risque).
  • Le capital garanti et la durée de la couverture.
  • Les garanties retenues (décès seul, ou avec PTIA, IPT, ITT, option double effet).
  • L'état de santé et le mode de vie, évalués via un questionnaire de santé et, parfois, un examen médical.

Deux grandes logiques tarifaires coexistent, à titre indicatif et variables selon les contrats : une cotisation constante sur toute la durée, ou une cotisation qui évolue avec l'âge. Les montants annoncés dans les comparateurs sont des ordres de grandeur ; ils ne constituent pas une promesse, et les conditions définitives figurent toujours dans le contrat remis par l'assureur. La bonne démarche consiste à définir d'abord un besoin de capital réaliste (charges, revenus à compenser, projets des enfants), puis à comparer plusieurs offres à garanties équivalentes, plutôt que de se fier au seul prix affiché.

Notre accompagnement

En tant que courtier en assurance, SADOVA PATRIMOINE vous accompagne sur le volet prévoyance décès : évaluation du besoin de capital au regard de votre situation familiale et de vos charges, comparaison des garanties (décès, PTIA et options) à prix maîtrisé parmi nos partenaires assureurs, et aide à la rédaction de la clause bénéficiaire. Nous intervenons sur le contrat d'assurance lui-même ; pour le traitement fiscal et successoral détaillé, nous vous orientons vers un professionnel compétent (notaire, avocat fiscaliste ou expert-comptable). Pour aller plus loin, découvrez notre service Prévoyance, nos repères sur la fiscalité de l'assurance vie au décès et, si vous préparez aussi votre santé, notre guide complémentaire santé.

FAQ Assurance décès

L'assurance décès est un contrat de prévoyance, sans épargne : en contrepartie des primes versées, l'assureur garantit le versement d'un capital fixe aux bénéficiaires désignés si l'assuré décède. L'assurance vie est un produit d'épargne récupérable du vivant du souscripteur, qui sert aussi à transmettre un capital au décès. L'assurance décès protège donc immédiatement les proches dès la première cotisation, alors que l'assurance vie constitue une épargne dans le temps.
La garantie de base est le décès toutes causes : un capital ou une rente est versé aux bénéficiaires. La plupart des contrats y ajoutent la PTIA (perte totale et irréversible d'autonomie), assimilée au décès. Des garanties complémentaires peuvent couvrir l'invalidité permanente totale (IPT) ou l'incapacité temporaire de travail (ITT). L'option double effet prévoit un second versement si le conjoint assuré décède à son tour. Les contrats comportent des exclusions à vérifier (par exemple le suicide la première année).
Quand le capital est versé via un contrat d'assurance, la fiscalité dépend de l'âge de l'assuré au moment des versements. Pour les primes versées avant 70 ans, l'article 990 I du CGI prévoit un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, puis un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 euros taxables et de 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, l'article 757 B soumet aux droits de succession la fraction des primes dépassant un abattement global de 30 500 euros.
Non. Depuis la loi du 21 août 2007 (article 796-0 bis du CGI), le conjoint survivant et le partenaire lié par un PACS sont totalement exonérés de droits de succession. Ils sont également exonérés du prélèvement de l'article 990 I sur les capitaux d'assurance décès. Le capital leur revient donc sans fiscalité de transmission, quel que soit son montant.
À titre indicatif, le tarif est variable selon les contrats : il dépend de l'âge de l'assuré, du capital garanti, de la durée de la couverture, des garanties choisies et de l'état de santé (un questionnaire médical est généralement demandé). Il n'existe pas de barème officiel. La cotisation d'un contrat temporaire décès peut augmenter avec l'âge selon les formules. Comparer plusieurs offres à garanties équivalentes est le meilleur moyen d'ajuster le coût au besoin réel.

Protéger mes proches

Audit personnalisé gratuit : évaluation de votre besoin de capital, sélection des contrats de prévoyance adaptés parmi nos partenaires assureurs et aide à la clause bénéficiaire.

Demander un audit →

Information importante : cet article est fourni à titre informatif, sur la base de la réglementation en vigueur à la date de mise à jour (code des assurances, code général des impôts et textes cités). La réglementation et les montants sont susceptibles d'évoluer. SADOVA PATRIMOINE intervient en qualité de courtier en assurance, sur le seul volet de la prévoyance et de l'assurance décès. Les éléments fiscaux et successoraux sont donnés à titre d'information neutre et ne constituent pas un conseil personnalisé : pour une analyse adaptée à votre situation, contactez votre courtier en assurance ou, pour le volet fiscal et successoral, un professionnel compétent (notaire, avocat fiscaliste ou expert-comptable).

Appeler Prendre RDV